femme avec deodorantDéodorants, dangereux c’est prouvé !

Cela faisait bien longtemps que l'on n'entendait plus parler des sels d'aluminium présents dans les déodorants et antiperspirants. Pourtant le débat est loin d'être clos. En effet, les chercheurs de l'université de Genève établissent pour la première fois la preuve scientifique de la dangerosité des déodorants contenants des sels d'aluminium. Voyons !

Avec plus de 5200 nouveaux cas et plus de 1300 décès chaque année, le cancer du sein est le type de cancer le plus fréquent et la première cause de mortalité par cancer chez la femme en Suisse. Cependant, en Suisse, le cancer ne fait pas partie des maladies dont la déclaration est obligatoire. Les données statistiques restent de ce fait imprécises et celles qui existent sont en deçà de la réalité. (source : Ligue suisse contre le cancer suisse)

Des chercheurs en biologie cellulaire de l'université de Genève (UNIGE) ont publié les résultats de leur étude qui conteste l'innocuité des sels d'aluminium sur les cellules mammaires dans la revue scientifique Journal of Applied Toxicology. Leur recherche a été financée principalement par la Fondation Meyer, la Ligue genevoise contre le cancer et la Fondation pour la lutte contre le cancer.

Stefano Mandriota, chercheur en biologie à la Faculté de médecine, et André-Pascal Sappino, professeur honoraire et spécialiste du cancer du sein nous informent : « L'accroissement du nombre de cancers du sein dans les pays industrialisés s'accompagne d'une évolution anatomique de ce cancer, qui se développe désormais principalement dans la partie externe de la glande mammaire, à proximité des aisselles. Cette localisation relance la question de la responsabilité des déodorants contenant des sels d'aluminium (chlorhydrate d'aluminium et chlorure d'aluminium), dont la pénétration au niveau de la peau est avérée, dans la formation du cancer du sein.

Jusqu'à ce jour, peu ou pas de données expérimentales ou épidémiologiques étaient en mesure de renforcer ou d'infirmer cette hypothèse.(...) Des modèles de cellules épithéliales mammaires humaines normales ont été mises en culture dans un environnement contenant des doses de sels d'aluminium 1 500 à 100 000 fois inférieures à celles présentes dans les déodorants classiques. Après plusieurs semaines, les chercheurs ont constaté que les sels d'aluminium ont des effets nocifs sur les cellules mammaires et entraînent un comportement anormal qui correspond aux premières phases de transformation maligne des cellules. Par un phénomène que les scientifiques appellent "inhibition de contact", les cellules normales, mises en culture, arrêtent de proliférer lorsqu'elles entrent en contact entre elles.

L'équipe de M. Mandriota a découvert que les cellules mammaires qui ont été exposées aux sels d'aluminium perdent cette inhibition de contact et continuent de se multiplier : elles se comportent comme des cellules sur la voie de transformation maligne. Cette étude a également mis en exergue le nombre croissant de cassures double-brin de l'ADN dans les cellules mammaires exposées aux sels d'aluminium, causées par une altération du processus de prolifération des cellules.  En outre, les chercheurs ont analysé le comportement des cellules mammaires exposées aux sels d'aluminium qui forment des colonies, comportement typique des cellules tumorales et de cellules sur la voie de la transformation maligne. Bien que cette étude ne permette pas d'affirmer que les sels d'aluminium, présents dans les déodorants classiques, provoquent le développement du cancer du sein, elle constitue une preuve scientifique de la nocivité de ces sels sur les cellules mammaires. »

L'aluminium et ses sels sont considérés comme des neurotoxiques soupçonnés également d'être liés à la maladie d'Alzheimer, cependant ce lien est difficile à prouver. Certaines personnes affirment que les doses journalières recommandées fixées par l'Europe sont 100 fois trop élevées. En attendant que la lumière jaillisse, il est important de garder en mémoire sa toxicité en rappelant qu'il est interdit dans notre alimentation.

Les sels d'aluminium sont présents dans 90% des déodorants. Les femmes qui se rasent les aisselles avant l'application d'un antiperspirant à base de sels d'aluminium augmentent considérablement la possibilité de contracter un cancer du sein vers cinquante ans. En effet, la fragilisation de la barrière cutanée augmente la perméabilité à la substance.

Exemple de sels à éviter (liste non exhaustive) :
Aluminium chloryde.
Aluminium chlorydrate.
Aluminium chlorydrex.
Aluminium chlorydrex PG.
Aluminium sesquichlorydrate.
Aluminium zirconium trichlorhydrex GLY.

La meilleur alternative est d'adopter des déodorants biologiques labélisés ; la notion d'antiperspirant n'existe pas en bio, pour la bonne raison qu'éviter la transpiration c'est contrarier la peau dans son mécanisme d'auto régulation thermique (la perspiration) naturelle et créer une entrave à son bon fonctionnement. Le passage aux déodorants bio nécessite quelques semaines d'adaptation avant d'être efficace, car les conduits des glandes doivent d'abord se vider totalement des résidus de sels avant de reprendre un fonctionnement normal pour pouvoir à nouveau répondre aux actifs du déodorant.

La pierre d'alun à 100% de potassium d'alum est aussi une bonne alternative pour peu qu'elle soit de bonne facture. Pour les fortes transpirations qui préfèrent prendre des risques au nom du sent-bon 24h sur 24, essuyer le surplus immédiatement après l'application du déodorant et éviter l'appliquer juste après le rasage.

Mise en ligne le 15 janvier 2012