injection de botoxLes injections : beauté empoisonnée (partie 1)

Réservées à quelques initiés à ses débuts, les injections de toxine botulique (Clostridium botulinum), trop bien connue sous le nom de Botox, comptent aujourd'hui par millions le nombre de ses utilisateurs. La tournure peut largement être utilisée au masculin, car les femmes ne sont plus les seules adeptes devant répondre à tout âge à des critères de jeunisme outrancier. De nos jours, être jeune n'est plus considéré comme un état naturel et transitoire du cycle de la vie, mais comme une compétence socioprofessionnelle stigmatisant de honte ou de ridicule tous ceux qui ne l'arborent pas ou plus. La toxine botulique est un poison dont le secret et bien gardé. Les preuves !

Ce que l'on ne dit pas !

Depuis 2002 la Suisse a autorisé les injections de Botox pour les traitements anti-rides, cependant on ne dispose pas de chiffres précis pour le pays, mais la machine commerciale des fabricants et distributeurs de Botox est en route avec le soutien actif du corps médical qui ne tarit pas d'éloges pour cet acte particulier (à 400 francs l'injection sous-cutanée, on comprend mieux !). Cependant, un tiers des utilisatrices se plaignent d'effets secondaires importants : maux de tête, douleurs faciales, rougeurs, paralysie des muscles de la paupière. Le professeur Peter Misra dans un article paru dans le British médical journal, avoue que l'on ne connaît pas les effets à long terme de cette toxine mortelle.

D'un point de vue purement organique, même si la ride a été effacée, le système immunitaire est, à chaque injection, sollicité pour lutter contre ce poison étranger et n'en vient à bout que six mois plus tard. Des fatigues chroniques et une très petite résistance aux infections courantes ont été constatées chez les femmes ayant recours régulièrement (plusieurs fois par an) à des injections de Botox. À mettre en parallèle également la progression fulgurante, depuis dix ans, des maladies auto-immunes dues à un dérèglement du système immunitaire. Cependant, corrélation ou hasard, nul n'est encore en mesure d'en apporter les preuves.

En Europe : les alertes scientifiques ne datent pas d'hier !
À Berlin, l'Agence européenne du médicament (Emea) a recensé plus de 600 cas où des personnes ayant reçu des injections de toxine botulique ont subi de sérieux effets négatifs. Dans 28 cas, les patients sont morts, affirme l'hebdomadaire allemand Focus. En Allemagne, il s'agirait de 210 cas depuis 1994 dont cinq mortels, selon Focus, qui cite là l'Agence allemande du médicament. En juillet 2007, l'Union européenne avait écrit aux professionnels de santé pour les alerter des risques liés à cette toxine. Elle avait renforcé les précautions d'emploi et complété la liste des effets indésirables. En février 2008, l'autorité américaine de surveillance du médicament (Food and Drug Administration ou FDA), a pour sa part averti que l'usage du Botox pouvait avoir des effets dangereux, voire mortels en cas de surdosage.

La FDA a évoqué notamment des difficultés respiratoires dans des cas d'usage thérapeutique et souligné que "les cas les plus sérieux ont provoqué l'hospitalisation et la mort". La toxine botulique, qui peut être commercialisée sous les marques Botox ou Vistabel (laboratoires Allergan), Myobloc ou Neurobloc (laboratoires Solstice Neurosciences) ou encore Dysport (laboratoires Ipsen), est à l'origine un poison violent, 40 millions de fois plus foudroyant que le cyanure. Le plus gros frein aux statistiques reste la honte des femmes qui ont subi des ratés et qui refusent dès lors totalement de s'exposer même pour témoigner de leurs désarrois. Le visage, lieu de l'intégrité sociale, inflige, une fois touché, l'éviction sociale ! (source creapharma.ch)


Les scientifiques canadiens accusent mais les lois n'interdisent pas !
Une équipe de chercheurs canadiens a fait état du risque de dispersion de la toxine dans l'ensemble de l'organisme, avec comme conséquence de nombreux symptômes : affaiblissement musculaire, problèmes de déglutition, pneumonie, troubles de la parole et difficultés respiratoires. Ces risques de dispersion seront dorénavant spécifiés sur la notice des produits Botox et Botox Cosmetic vendus au Canada. Le plus surprenant c'est que malgré toutes ces révélations consternantes, aucune interdiction massive n'est prononcée, ni en Europe, ni aux État-Unis, ni au Canada. L'utilisatrice est abandonnée à son devoir d'information personnelle (nul n'est censé ignoré les enjeux !). Mais ses premières sources d'informations ne sont-elles pas précisément les praticiens qui défendent ces méthodes ?

Baby Doll à 60 ans !
Les premières injections de Botox ont, disons-le, des effets impressionnants. Le résultat est radical et le vertige des premières rides s'efface comme par enchantement, emportant avec lui angoisses, peurs et souffrance psychologique liées à ce mini drame. Durant une période de 2 à 4 ans, les injections paraissent merveilleuses, mais tôt ou tard le piège se referme. En effet, la substance injectée ne se résorbe jamais à 100% (contrairement au discours des praticiens) : des résidus importants de produit stagnent et s'accumulent dans les tissus, ce qui au fil des années va former une sorte de masque plastique plus ou moins rigide sous les tissus cutanés. C'est le masque « Baby Dool » version années 2000 qui se met en place : visage bombé, sillon naso génien projeté en avant, peau épaissie, pommette sur saillantes, contour de la bouche inflexible et incapable d'accueillir les courbures d'un sourire naturel, contour des yeux lisse et statique, relief tendu et irréprochable. La poupée nouvelle génération est en place, elle a entre 45 et 65 ans mais son nouveau visage n'inspire plus d'âge, juste un certain état d'esprit et peut-être aussi la dissimulation d'un profond malaise. L'individualité est gommée, un second drame est en route, totalement irréversible cette fois. Ainsi, l'ensemble des femmes injectées se met à afficher le même air (de famille), plus liftées et tendues qu'à leurs 20 ans. (Suite : partie 2)

 

mise en ligne le 08 mars 2013