esthéticienne faisant un massageFrance, l’interdiction de mincir est suspendue !

L'exécution du décret du 11 avril 2011 relatif à l'interdiction de pratiquer pour les esthéticiennes (entre autres) des actes de lyse adipocytaire (amincissement) a été suspendue par ordonnance du Conseil d'État du 17 juin, afin que les recours demandant l'annulation du décret pour excès de pouvoir, puissent exposer leurs arguments.


Heureusement que la profession d'esthéticienne est admirablement bien représentée et défendue, en France, notamment par la CNEP qui a fait immédiatement recours devant le Conseil d'État à l'annonce du décret qui avait fait l'effet d'une bombe. Les esprits s'apaisent donc et le moral revient dans les instituts. Sans recours, les conséquences notamment financières qui s'attachaient à l'interdiction de pratiquer des actes de minceur menaçaient à très court terme la pérennité des sociétés (instituts, fabricants et distributeurs). Ainsi, c'est en faisant ressortir une atteinte suffisamment grave et immédiate de la situation des requérants qu'une situation d'urgence a pu être caractérisée.

Les esthéticiennes peuvent donc à présent faire des soins esthétiques à visée lypolitique et vendre tous les matériels indûment interdits par le décret du 11 avril.

Le but des recours est de démontrer le mal-fondé du décret : dossiers scientifiques, protocoles de formation, publications scientifiques, validations des essais cliniques en Europe aux USA et au Japon. Toutes les preuves apportées convergent vers la non-dangerosité des techniques ciblées par le décret.

La CNEP précise qu'elle « n'acceptera en aucun cas qu'une confusion soit faite entre compétences et savoir-faire des professions de santé et de beauté, chacun ayant son périmètre d'exercice, ses clientes et ses pratiques. Elle revendique la liberté d'exercice de la profession d'esthétique dans le domaine des soins de beauté et de bien-être sans contrôle, ni mainmise ni amalgame avec les professionnels de la santé ».

Affaire à suivre !

Source : Cabine Magazine N°242 Juillet/Aout 2011

Mise en ligne le 04 Août 2011