femme sur graphique sourianteEfficacité et prix : les vraies fausses croyances

Voilà les deux points forts de la cosmétique bio. Prix, et surtout efficacité, sont des portes d'entrée formidables pour les femmes qui ne demandent qu'à être définitivement convaincues par la démarche. Initialement, la cosmétique bio était surtout considérée comme adaptée aux produits peu « impliquants » (soumis à un résultat facile) comme les promesses liées à l'hydratation ou à l'hygiène (gel douche, gommage). A contrario, sur des segments plus exigeants comme l'anti-âge elle paraissait bien moins légitime ; mais les satisfactions des consommatrices remettent en cause ce présupposé.

Par ailleurs, beaucoup de consommatrices croient encore qu'au même titre que l'alimentation bio, la cosmétique bio est de 30% à 40% plus chère que son homologue industrielle. Opinion erronée ! Ce coefficient ne s'applique pas pour la cosmétique bio, bien au contraire. Aujourd'hui, chaque réseau de distribution dispose d'une offre en bio avec des gammes de prix lui correspondant. Ainsi, la cosmétique bio a fleuri dans les rayons des GSM (grande et moyenne surface) avec des premiers prix accessibles à tous.

Même s'il est difficile de comparer le rapport qualité/prix de ces produits (aucune étude n'a été menée sur le sujet), les doutes sur la qualité et l'efficacité des produits sont dissipés dès les premières applications.

L'idéal pour les premiers pas dans le bio est de suivre les conseils de professionnels et non pas de faire son choix seul de façon hasardeuse. N'oublions pas que ce qui compte, en matière de cosmétique, n'est ni le prix ni l'ingrédient, mais plutôt la pertinence de la réponse cosmétique à apporter aux besoins du moment. Même si les femmes se font parfois duper par la séduction et les promesses du marketing, la peau elle, ne s'y trompe pas.

L'image désuète de la cosmétique biologique des hippies soixante-huitardes est révolue. Aujourd'hui, les formules font preuve d'un développement considérable qui n'a plus rien à envier aux galéniques des grandes marques du luxe. Même si cela parait assez difficile à croire, le choix d'un produit en fonction de son « look » est aussi un critère d'achat.

Bien sûr, nous sommes toutes sensibles à l'esthétique d'un beau flacon, mais ce critère doit-il devenir pour autant le principal ? Très paradoxalement, certaines consommatrices habituées à des prix envolés ne sont pas prêtes à payer moins cher leurs produits de soin. À ce stade, c'est la crédibilité du produit et de la marque qui sont remis en question. D'autre part, c'est peut-être et surtout le transfert de valeur et d'estime personnelle qu'un achat de luxe permet de projeter sur soi et qui fait défaut à la cosmétique bio, qui par définition est non ostentatoire.

Mise en ligne 15 avril 2011