allemagne verte avec empreinteL'Allemagne en avance

La révolution du bio outre-Rhin ne date pas d'hier et les marques de cosmétique allemande comme Weleda, Dr. Hauschka, Logona ou Lavera existent depuis fort longtemps sous l'égide du label BDIH. En avance sur ses voisins européens, l'Allemagne arbore le label BDIH depuis 1996. Contrairement à la croyance commune, ce label n'est pas un label bio à proprement parler. En effet, celui-ci répond à une cosmétique respectueuse de l'environnement et de la santé, mais n'impose aucun pourcentage de bio, sauf pour 4 ingrédients précis (voir tableau comparatifs des labels).Son concept global répond à la mention officielle de « cosmétiques naturels contrôlés ».

L'Allemagne produit et consomme plus de bio que n'importe quel autre pays en Europe. Le bio pèse deux fois plus lourd en Allemagne qu'en France (source Novethic). Néanmoins, la France a été, ces dix dernières années, le fer de lance de la cosmétique bio dans tous les pays d'Europe. Berceau de nombreuses polémiques nées d'une émission télévisée alarmante (sur M6 en 2005) concernant l'aspect cancérigène des parabens.

La France est l'initiatrice d'un cahier des charges qui compte parmi les plus connus en Suisse et en france (Ecocert/Cosmébio possède 80% du marché labélisé francophone). Aussi, il est important de souligner que les cahiers de charges allemands sont bien plus restrictifs sur certains paramètres ; pour exemple, en Allemagne, les hydrolats (eau distillée) ne sont pas comptabilisés dans le pourcentage bio et certains tensio-actifs interdits depuis longtemps sont toujours utilisés dans l'hexagone (sodium lauryl sulphate).

Aussi, les grandes marques de cosmétique allemandes se sont regroupées ces dernières années pour établir de nouvelles normes et élaborer trois nouveaux cahiers des charges au sein du label NaTrue, présenté comme un label à dimension européenne. Décidément, l'Allemagne très active dans le domaine du bio, s'est réveillée bien avant tout le monde et a laissé au moment de la sortie de NaTrue les autres prétendants au label européen encore au stade des pour-parler. Un exemple à suivre.

Mise en ligne 15 avril  2011