Maquillage : asservis aux silicones

Très utilisés en cosmétique décorative, les silicones n'ont pas leur pareil en termes de lissage, de soyeux et de velouté (peau et cheveux). Il est vrai que, pour l'heure, rien ne semble pouvoir les remplacer dans le règne végétal. Néanmoins, leurs actions sur la peau à moyen et long terme semblent aussi ne pas avoir d'équivalent tant les dégâts occasionnés sont multiples et sournois.

Les silicones sont totalement issue des hydrocarbures du pétrole ce qui les rend totalement occlusifs pour la peau (aucune molécule d'oxygéne). En raison de leur grosse masse moléculaire, ils ne sont pas dangereux pour la santé, car incapables de pénétrer la barrière cutanée, mais ils sont néanmoins très préjudiciables pour la peau elle-même.

En effet, l'utilisation prolongée de silicone (plusieurs mois ou plusieurs années), particulièrement ceux incorporés dans les fonds de teint (80% du marché) ont un effet asphyxiant et déshydratant sur l'épiderme qui ne peut plus respirer. Malheureusement leur couvrance, leur finish incroyable, leur tenue irréprochable et leur effet seconde peau a bien du mal à rivaliser avec leurs effets secondaires sournois.

Les fonds de teint à base de silicones agissent comme une seconde peau de plastique, ils bloquent ou ralentissent considérablement les mécanismes respiratoires et les échanges gazeux naturels si importants au bon équilibre de l'épiderme et du derme. Ces perpétuels dysfonctionnements mettent l'épiderme en position de souffrance permanente. Considéré comme une agression constante, ce film de plastique asphyxiant oblige la peau à mobiliser ses ressources de défense.

Ainsi, avec le temps, elle s'épaissit grossièrement et les pores se dilatent. Au fils du temps, elle augmente également en température ce qui accroît sa sensibilité et elle devient susceptible et réactive. La surface de la peau dévoile aussi des signes de couperose, des rougeurs diffuses voir des télangiectasies (points rouges en étoiles). De plus en plus sensibles, mais aussi de moins en moins belles, les peaux sous influence des silicones présentent (sans maquillage), une forte déshydratation, un teint terne, fatigué, sans éclat, et de grandes différences de carnation (couleur) sur un même visage.

Sous ces influences négatives, le sens de vieillissement de la peau est largement accéléré quelle que soit sa signature héréditaire. Malheureusement, tous ces symptômes poussent les femmes à se tourner de plus en plus tôt vers des offres anti-âge, ce qui est loin d'être un bon réflexe. Enfin, les silicones obligent les femmes à poursuivre leurs habitudes, car une fois que tous ces signes sont installés, il est difficile de se passer du seul produit capable de camoufler les dégâts qu'il a lui-même causés.

Ignorant tous ces phénomènes et incapable d'identifier la cause de leurs maux (que les femmes imputent systématiquement à l'âge), les consommatrices sont prisonnières de leurs produits aux silicones et n'osent plus mettre leur peau à nu (démaquillée) en société et parfois même dans leur cercle privé. Les silicones produisent les mêmes dégâts et accoutumances sur la chevelure. D'un point de vue environnemental ils sont extrêmement polluants pour l'eau et la biodiversité, car non biodégradables.

Mise en ligne 15 avril 2011