Diméthyla-minoéthanol : Exemple édifiant

« On utilise le DMAE dans l'industrie cosmétique car il a un léger effet raffermissant et tenseur sur la peau dont l'origine n'est pas bien connue. Cet effet pourrait être dû à une stabilisation des membranes, à une augmentation d'acétylcholine, à une réduction des dépôts de lipofuscine ou peut être à aucune de ces raisons.

Le DMAE ne peut effacer le flétrissement facial, mais peut réduire sa progression. Il semble que les effets soient plus marquants avec un usage sur le long terme. Selon la revue scientifique British Journal of Dermatology, François Marceau, professeur à la faculté de médecine de l'Université Laval a constaté que le contact entre le DMAE et les cellules cutanées appelées fibroblastes fait gonfler rapidement les cellules. Grace au gonflement de la peau, rides et ridules s'estompent le temps que dure l'action de DMAE. Sain ou malsain ?

Dans leurs tests in vitro, les chercheurs ont constaté que le gonflement cause «un ralentissement important de la division cellulaire» et « la mort d'un pourcentage significatif de fibroblastes». Vingt-quatre heures après une application s'apparentant à une application normale de crème antirides, le taux de mortalité a atteint le quart des cellules étudiées.

Compte tenu de la forte exposition médiatique du DMAE, de nombreuses sociétés de cosmétiques proposent les produits à base de DMAE à prix d'or. Pourtant, le DMAE est une simple substance pas plus coûteuse que les AHA ou l'aspirine. De plus, le DMAE ne nécessite pas de stabilisation particulière, comme la vitamine C par exemple, et il est facile de l'intégrer à un excipient. D'un point de vue purement économique, une crème à la DMAE ne devrait pas coûter plus de 5 euros.» (source Wikipedia)

Mise en ligne 15 avril 2011