L'impact écologique global : au-delà de l'eau et de la santé

L' « empreinte écologique » mesure la pression globale exercée sur l'environnement pour produire, transporter, vendre, utiliser et recycler un produit. Nous savons aujourd'hui que la production, le conditionnement et les emballages des cosmétiques traditionnels sont une source de pollution environnementale importante. En effet, souvent sur-emballée, cette cosmétique présente des emballages primaires (grand flacon de verre ne contenant que 30 ou 15 ml de produit) et des emballages secondaires (boite pouvant contenir de 2 à 4 fois son contenu) souvent surdimensionnés pour une question de lisibilité qui doit répondre aux enjeux du marketing.

Composés de polystyrènes expansés et de cellophane, ils représentent une masse de déchets conséquente et surtout inutile. À titre illustratif, en Europe, chaque individu produit en moyenne 1kg de déchets par jour, soit 365 kg par an !

En matière d'écologie, la simple analyse d'une formule cosmétique ne suffit donc pas à déterminer si le produit a un impact important sur l'environnement. Il est nécessaire de considérer tous les paramètres de son cycle de vie : l'origine des produits (source renouvelable ou non, et approvisionnement énergétique de l'unité de fabrication, plan de management environnemental, certification de l'unité de fabrication..), le bilan carbone (rejet de fabrication en Co2..), les énergies grises (transports, stockages..), le niveau de biodégradabilité des matériaux (matières premières, conditionnements..), la production de déchets (recyclable ou non..), mais aussi les implications sociales (délocalisation, production locale, commerce équitable, impact sur la santé...).

Mise en ligne 15 avril 2011