REACH :

une lueur d'espoir.

 

Heureusement, une petite révolution s'est produite en 2007, bien insuffisante pour stopper l'invasion chimique, mais assez importante pour faire en sorte que plus rien ne serra sera jamais comme avant. Le premier juin 2007 est entré en vigueur le nouveau règlement intitulé REACH. Ce règlement est le premier à imposer aux fabricants et aux importateurs des limites légales et sérieuses en matière de substances chimiques.

Le point le plus important de cette nouvelle réglementation est l'obligation pour les industriels de démontrer l'innocuité des molécules qu'ils désirent produire, alors qu'auparavant les autorités sanitaires nationales devaient fournir elles-mêmes la preuve qu'une molécule était dangereuse pour la santé afin de l'interdire ou de la retirer du marché. Effectivement, la différence est de taille et le jeu bien plus équitable pour le consommateur. Le sigle REACH (Registration, Evaluation, Authorization and Restriction of Chemicals) a été initié par les associations et les ONG de protection de l'environnement, Greenpeace en lice.

Il est l'aboutissement de neuf années de batailles acharnées face aux lobbyings concernés. Il s'agit de la plus grande offensive législative du genre de l'histoire de l'Union européenne. Très loin d'être aboutie selon la volonté des initiateurs, la réglementation REACH regorge encore d'échappatoires et sa stratégie de maîtrise des risques est toujours insuffisante. Toutefois, elle a eu le mérite de porter le débat sur la place publique et a permis de rendre plus consciente cette pollution invisible. C'est la première fois qu'un règlement fait passer la protection de la vie avant les profits industriels planétaires. Le règlement REACH reste un chantier législatif colossal qui sera en perpétuelle évolution pour satisfaire davantage ses objectifs initiaux (source : la revue Durable n°32).
À suivre !

Mise ne ligne 15 avril 2011